Africa Web Festival (AWF) : La RTI annonce « Les assises du fact checking » au premier trimestre 2019

Le directeur général de la Radiodiffusion télévision ivoirienne (RTI), Ahmadou Bakayoko, a annoncé, le vendredi 30 novembre 2018, à l’occasion d’Africa Web Festival, au Palais de la Culture de Treichville, la tenue de « Les assises du fact checking », au premier trimestre 2019, à Abidjan.

A l’occasion d’Africa Web Festival, une conférence dont le thème était « Le fact checking : Effet de mode ou valeur ajoutée au métier du journaliste », a été prononcée, le vendredi 30 novembre 2018, au Palais de la Culture de Treichville.

Avant ladite conférence, le directeur général de la Radiodiffusion télévision ivoirienne (RTI), Ahmadou Bakayoko, est intervenu pour annoncer la tenue de « Les Assises du fact checking » au cours du premier trimestre 2019.

Dans son intervention, il a défini le fact checking comme « la vérification des faits » qui consiste à vérifier la véracité de fait et de l’exactitude des chiffres et données présentés dans les médias par les politiques ou experts, mais aussi à évaluer le niveau d’objectivité des médias eux-mêmes dans leur traitement de l’information.

Le directeur général de la RTI a rappelé que depuis quelques années, la structure qu’il dirige a renforcé sa présence sur internet (RTI Info) parce que « internet est dans le monde des médias une véritable révolution qui implique beaucoup de choses en même temps. C’est une révolution à la fois dans la manière dont nos contenus sont consommés. Là où par le passé, il fallait être à 20h devant son journal (TV) pour suivre l’information, aujourd’hui, vous n’êtes pas obligés d’être devant une télévision. Vous pouvez le faire en mobilité partout. Vous n’êtes pas obligé de regarder exactement à 20h, vous pouvez regarder plus tard. Les évolutions technologiques ont eu un certain nombre d’impacts. », a-t-il affirmé.

Il a notamment mis en avant les avantages de l’internet, mais aussi ses inconvénients. « En plus de ces impacts positifs, il y a eu des impacts négatifs parce que les réseaux sociaux ont facilité quelque chose…Aujourd’hui, tout le monde peut s’exprimer. C’est d’un côté une formidable nouvelle pour la liberté d’expression parce que ça permet à de plus en plus de gens de s’exprimer. Mais cela représente malheureusement une menace…Dans le domaine de l’information, il y a un risque aujourd’hui, c’est que l’information que vous ‘’consommez’’, elle n’est pas forcement de l’information propre à la consommation. Donc, ça, c’est un vrai danger aujourd’hui. Internet permet à tout le monde de s’exprimer, ce qui est bien, mais internet génère une autre problématique : c’est le risque sur l’information…Nous avons un rôle aujourd’hui, c’est de vérifier l’information. On a des millions de personnes qui peuvent s’exprimer sans passer par les responsables de nos rédactions. Mais notre rôle à nous, c’est de pouvoir donner des éléments, permettre de s’assurer, de vérifier pour ne pas que la société soit impactée parce que des choses fausses auraient été divulguées parfois avec des intentions nocives. »

Pour terminer, Ahmadou Bakayoko a remercié la responsable d’Africa Web Festival, avant d’annoncer l’organisation des assises du fact checking par la RTI, au cours du premier trimestre 2019. « Nous reviendrons sur ce sujet bientôt parce que je vous annonce officiellement que dans quelques mois, la RTI va organiser des assisses du « fact checking » à Abidjan. Ce sera une grande rencontre d’aller plus loin. »

A sa suite, des panelistes sont intervenus sur le thème de la conférence. Il s’agit d’Anne Sofie Faivre Le Cadre (AFP), Sylvie Touré, rédactrice en chef adjoint en charge de l’information en ligne du média public ivoirien et Samba Dialimpa Badji (Africa Check).

Sylvie Touré s’est appesantie sur le dispositif mis en place par RFI info pour la vérification des informations. « Il y a un an qu’on a lancé RTI info, qui est l’offre digitale d’informations. Il y a un dispositif qu’on appelle les vérificateurs dont le rôle premier est la remontée d’informations entre les populations et les journalistes de RTI info. C’est un dispositif participatif. Nous comptons sur la participation des populations. Donc des abonnés à RTI infos. A nous de vérifier ces informations, soit avec eux ou avec d’autres personnes ressources avant de les publier. »

Elle est revenue sur les rumeurs qui ont récemment circulé sur Bernard Dadié et a dit comment RTI Info l’a démentie. « On a été confronté dernièrement à la fausse rumeur du décès de Bernard Dadié sur la toile. Un de mes collaborateurs habite juste à côté de Bernard Dadié. Il est allé chez lui et a trouvé un de ses parents qui lui a simplement dit que l’écrivain est rentré à l’hôpital pour un contrôle de routine. C’est comme ça qu’on a pu démentir cette information. »

Anne Sofie de l’AFP a dit que son agence dispose de moyens pour vérifier si une information, une vidéo, ou une image publiée sur les réseaux sociaux est authentique ou non. Elle a même affirmé qu’on pouvait déterminer quand et où ces éléments ont été publiés pour la première fois et le contexte de leur publication.

 

Adolphe Angoua

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